VINCENT ARCACHE (FR) – 2

Depuis quand avez vous la passion des guitares électriques?

Je suis guitariste depuis plus de trente ans, j’ai donc un lien particulier avec cet instrument. Je suis né au début des années 60’ toute mon enfance a été rythmé par la musique des Beatles, des Rolling Stones et de tous les grands groupes de rock. A cette époque, une guitare électrique, c’était se différencier de la génération précédente.

Y a-t-il un peintre (contemporain ou pas) que vous admirez beaucoup ? Si oui, pourquoi ?

Je vais  parler d’une époque. J’admire les  peintres  de la renaissance italienne.
Je crois qu’ils ont tout inventé, tout découvert et tout osé.

Qu’est ce que cela représente un costar rouge?

« Costar » c’est un mot d’argot qui signifie costume. Dans le tableau « Le costar rouge » un des personnage porte une veste rouge, je l’ai donc écrit sur la toile. Les textes de mes tableaux n’ont pas une grande valeur en tant que textes, ils sont surtout une vibration nécessaire, un graphisme supplémentaire  ils apportent un équilibre comme dans une affiche ou le packaging d’un produit de grande consommation. Je fais donc appel à l’écriture automatique ou bien à de petites anecdotes très personnelles (comme dans « pretyboy antic ») dont l’orthographe n’a pas d’importance.

Quel a été l’impact de votre projet le Pavé en mousse?

En fait l’impact a été peu important pour moi. Même si à l’époque j’ai reçu beaucoup de messages de personnes qui trouvaient la démarche sympathique. Mais j’ai passé de bons moments avec l’écrivain Laurent Laurent qui était le créateur du concept « Le pavé en mousse, une arme de paix » l’idée était de travailler sur le paradoxe de l’arme inoffensive, un pavé mou, une révolution douce quarante ans après mai 68, c’est ridicule mais c’était dans l’esprit de la pataphysique d’Alfred Jarry . J’avais donc fais deux tableaux sur ce thème et nous en avons fait une énorme affiche que nous avons collé à l’angle du Boulevard St Michel et de la Rue Gay Lussac là ou il y a quarante ans les forces de police étaient confrontées à la révolution étudiante en plein Paris à quelque mètres de la Sorbonne. J’aurais souhaité que la démarche reste surréaliste et pataphysique mais Laurent Laurent lui a donné une direction très politique et notre collaboration s’est arrêtée.

On vous dit souvent que vous avez de l’humour? (J’avoue que ça m’a beaucoup amusé le thème d’un de vos oeuvres: l’arnaqueur trouvé sur ebay, Pretyboyantic est un voleur.)

Je ne sais pas si j’ai de l’humour, je suis quelqu’un de réservé et peu excentrique, cependant, ma peinture amuse ceux qui la lisent et je dois avouer qu’il m’arrive d’avoir le fou rire en relisant certains des textes de mes toiles. Comme Janus, nous avons tous deux visages. J’ai sans doute un côté austère (adulte)  et un côté plus ludique (enfance).
Mais l’histoire de pretyboyantic est vraie, j’étais tellement énervé par cette arnaque que je l’ai mis dans un tableau, la peinture est un exutoire.

Quel est votre passe-temps préféré?

Improviser du blues à la guitare.

Si vous faisiez un parallèle symbolique entre votre peinture et la musique, vous choisiriez quel style ou quel groupe musical?

Je choisirai une musique improvisée, le jazz de Django Reinhardt, du blues ou un rock en douze mesures. Je peins comme un musicien  invente un blues sur une vieille guitare au coin d’une rue, on sait quand ça commence mais on ne sait pas ou ça va ni quand ça s’arrête.

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